Auschwitz
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Le 21 janvier 2009, je suis allée à Auschwitz, et là-bas j’ai vu l’horreur. Héloïse T

Je me trouvais sur le quai du terminus du train, mais j’avais cependant du mal à m’imaginer que cet endroit avait été le lieu de concentration et d’extermination de centaines de milliers de personnes. Thibault B

J’imaginais les conditions de vie de ces personnes enfermées pendant des jours entiers, sans nourriture ni intimité. Beaucoup sont morts sans arriver à Birkenau. Damien B

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J’ai visité Auschwitz-Birkenau, le camp d’extermination le plus meurtrier de l’histoire de l’humanité. Jonathan M

Cette matinée de janvier je me suis retrouvé devant les portes de la mort […] Un million de déportés était passé derrière ces murs pour y trouver la mort. Clovis G

C’était bel et bien là, devant moi, cette image que l’on retrouve dans les livres d’histoire. Manon P

J’ai vu l’immensité du camp entouré de barbelés. C’était effrayant et d’autant plus étouffant que j’avais l’impression que le camp se refermait sur moi. Damien P

Quand je suis entré dans cette gigantesque usine à décimer les Juifs j’ai eu de la colère, et de la tristesse quand j’ai vu les conditions dans lesquelles les rares Juifs sélectionnés ont essayé de survivre quelques jours ou quelques semaines de plus. Nicolas A

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Après avoir passé les portes de l’enfer nous avons vu un grand terrain blanc, avec parfois des baraques, parfois seulement des cheminées. Manon P

Le camp était immense avec ses baraques et ses ruines. Il se prolongeait dans une forêt qui cachait les décombres de deux chambres à gaz. Carine P

Je me trouvais à l’endroit où des milliers de personnes sont arrivées sans savoir ce qu’elles faisaient là et sans savoir qu’elles allaient être abattues sauvagement. Thomas M

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Le pire c’était de suivre le chemin de ceux qui allaient à la mort sans le savoir. Héloïse T

Et tout au fond, l’endroit le plus monstrueux imaginé par les Allemands : les chambres à gaz. Jonathan M

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...mais ce qui est ironique c’est que le chemin qui mène au crématoire passe au milieu d’une forêt, mais elle est belle cette foutue forêt. Héloïse T

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… et mes yeux regardaient le lieu de leur mort. Clovis G

Rien n’équivaut à ce que l’on voit de ses propres yeux. Céline

Le moment le plus dur de ma visite a été de passer devant ce qu’il reste des chambres à gaz et des fours crématoires où plus de 80% des Juifs qui arrivaient à Auschwitz étaient directement conduits et gazés. Lionel P

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« A la mémoire des hommes, des femmes, et enfants qui ont été victimes du génocide nazi. Ici sont leurs cendres. Que leurs âmes reposent en paix. »

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Ces camps sont des lieux où même emprisonnés des déportés ont résisté. Jonathan M

Le guide nous a raconté l’héroïsme dont ont fait preuve des Juifs en faisant exploser l’une des chambres à gaz. Clément B

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C’est là que les 20% de Juifs sélectionnés pour le travail étaient déshumanisés. Lionel P

Les détenus devaient être tondus de la tête au pied […] Lorsque les tondeuses tombaient en panne on leur arrachait les cheveux, et leur ajoutait du désinfectant pour que ça s’arrête de saigner. Sébastien V

Tu t’imagines, toi fille, sans tes cheveux, c’est comme si on t’enlevait une partie de ton identité. Tatoué sur ton bras, un matricule. Là, tu n’es plus personne. Héloïse T

Ils étaient considérés comme des animaux. Non, même les animaux avaient plus de droits. David M

Ils étaient traités comme des parasites. Céline R

J’ai été étonné de voir à quel point l’homme peut être cruel. Damien

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Tout cela entouré de miradors qui nous donnent l’impression qu’on est surveillés. Carine P

J’ai marché dans la neige et dans le froid. J’ai pensé alors aux conditions dans lesquelles tant de Juifs ont tenté de survivre. Lionel P

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Et au milieu de toute cette horreur, j’ai vu un arbre, seul, la seule chose qui avait de la vie ici. Héloïse

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Les déportés étaient obligés de travailler malgré le froid, la neige, la pluie ou la chaleur. Antoine

A Auschwitz j’ai été marqué par le temps. Ce ciel gris qui ne laissait pas la place au soleil : je me suis dit que les conditions dans lesquelles avaient vécu tous ces détenus étaient inhumaines. Mathieu.

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Tous les déportés vivaient entassés dans des baraquements. Thibault

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Ils dormaient à 12 par lit et étaient gardés par un Kapo comme du bétail. David

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Les latrines reflétaient la façon dont les nazis voyaient ces déportés, ils les prenaient pour des animaux… Jonathan

Les moments intimes de la journée étaient devenus des cauchemars. Thibault.

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Dès mon arrivée en Pologne Madame Yvette Lévy, qui est l’une des rares personnes à avoir survécu à l’horreur de ce camp, m’a fait partager une partie de sa vie. Thomas M

On voyait sur son visage le plaisir que, nous adolescents, on s’intéresse à son passé. […] Et c’est avec beaucoup d’émotion que j’écoutais cette dame faire remonter à la mémoire les souvenirs, j’imagine, les plus ho ribles de son passé. Carine P

Yvette Lévy nous racontait son parcours, ce qui nous a permis de mesurer ce qu’ont enduré ces personnes. Damien P

Yvette Lévy m’a impressionnée. Elle nous parlait avec le sourire comme si elle n’avait jamais vécu toutes ces horreurs. Elle doit avoir un mental d’une force exceptionnelle. Céline R

J’ai trouvé qu’Yvette Lévy était très courageuse de revenir dans ce camp où elle a été retenue et où elle a vu des gens mourir. Damien B.

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Conserver ce lieu est important. Cela nous montre que le plan des Allemands de ne laisser aucune trace de ce crime abominable a échoué. Jonathan M

Ce crime contre l’humanité doit être connu de tous. David M

Conserver ces lieux c’est permettre aux nouvelles générations de cultiver la mémoire de ce souvenir, pour que de tels massacres ne se reproduisent plus. Thomas M

Il faudra mettre beaucoup de volonté pour entretenir Birkenau et ne pas le transformer en musée comme cela a été fait à Auschwitz I. Damien P

C’est important de conserver ces lieux pour montrer à quel point le racisme peut aller loin. Céline R

Visiter ce camp a été pour moi une vraie expérience humaine. Sébastien V